Bananes et ouragans ne font pas bon ménage

Bananes et ouragans ne font pas bon ménage

La plupart des bananes qu’on retrouve dans les supermarchés d’Europe proviennent de l’Amérique Centrale tropicale et des Caraïbes. C’est ici que les bananes poussent sur d’énormes bananiers, en régimes de plus de 50 kg. Ce climat tropical présente néanmoins un côté sombre pour ce qui est de la maturation des bananes…

Car ces zones sont touchées en l’automne (entre août et novembre) par des tempêtes dévastatrices et des ouragans comme Katrina, Dorian et Harvey par exemple. En 2017 environ 60 pourcent de la récolte de bananes a été détruit dans la République Dominicaine suite au passage de l’ouragan Irma.

Peau endommagée, moisissures

Le passage d’un ouragan va de pair avec un vent très fort et beaucoup de précipitations, très souvent sous la forme d’une grosse tempête. Son influence est clairement visible sur les bananes et sur leur processus de maturation. De par l’effet de ces vents forts, la peau des fruits est fortement impactée (scarring) car les feuilles des bananiers se frottent davantage contre la peau fragile de ces fruits. De même, les bananes peuvent subir davantage de dommages externes sous l’effet d’une mer agitée lors du transport vers l’Europe.

A cela s’ajoute que les bananes sont plus facilement sujettes à toute sorte de pourritures et de moisissures qui peuvent aisément pénétrer jusqu’à la chair des fruits via leur peau abîmée.

Excédent d’eau

En plus de ce problème de peau susmentionné avec moisissures, les grandes précipitations qui vont de pair avec les tempêtes et les ouragans entrainent un autre risque en lien avec la récolte des bananes. Les pluies abondantes feront accélérer la croissance des bananes et elles atteindront ainsi plus rapidement leur taille de récolte désirée. De ce fait il est possible qu’elles soient récoltées plus jeunes ce qui peut affecter leur processus de maturation.

 

Lorsque les pluies sont trop abondantes et causent une inondation sur la plantation, il est absolument essentiel que l’excédent d’eau soit évacué dans les 24 heures. Si ce n’est pas le cas, les bananiers s’atrophieront et disparaitront très rapidement. Et lorsque cela arrive, le producteur concerné est confronté à plusieurs mois sans revenus. En plus de cela, il doit gérer le coût inhérent à la replantation. Et pour pouvoir couvrir quelque peu ces coûts, il mettra tout en œuvre pour sauver autant que possible les bananes qui étaient (presque) prêtes à être récoltées au moment de l’inondation. Il se peut alors qu’on réunisse et envoie dans un même chargement des bananes avec une variation importante en termes de qualité et de maturité. Cela se manifeste dans une grande irrégularité dans la couleur des bananes après la maturation.

 

Il va de soi qu’il faut mieux prévenir que guérir ce type de problème. C’est la raison pour laquelle il faut toujours être vigilant pendant la saison des ouragans et garder en mémoire les points suivants :

  • Suivez les actualités pour être au courant de l’éventuelle survenance d’ouragans dans les Caraïbes.
  • Si vous recevez des cartons dont le côté est râpé, il faut faire une inspection pour détecter d’éventuelles traces de Sclerotium Rolfsii.
  • Si vous constatez la présence de bananes pourries ou moisies, il faut les retirer pour prévenir la propagation de la moisissure pendant le processus de maturation.

Meer weten?

N’hésitez pas à nous contacter pour davantage d’informations ou pour des astuces pour gérer la saison d’ouragans à venir.

Olaf van Dooren

Olaf van Dooren

Customer advisor

olaf@delaat.nl

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